Notre Dame du Laus

le laus                Benoite
Qui est Benoite Rencurel ?

Son enfance :

Le 16 septembre 1647, dans un hameau des Hautes-Alpes, Saint Etienne d’Avançon (aujourd’hui Saint Etienne le Laus),  naît Benoite Rencurel.

Sa famille est pauvre, de la pauvreté des paysans de France sous le règne de Louis XIV. 

Benoite n’a pas de visions, mais on retrouve un jour la petite fille avec la tête coincée dans une chatière: impossible de la retirer, sa tête étant plus grosse que que l’ouverture ! On la retrouve un jour par terre, le berceau renversé, étouffant sous les couvertures, sans que personne ne soit entré dans la pièce.
Une autre fois, on la retrouve sous un lit. Impossible de l’en sortir, une force invisible la tirant en arrière !…..

A l’âge de dix ans, rentrant d’un pèlerinage voisin, le filin qui tient la barque leur permettant de traverser la Durance en crue se rompt. La barque est emportée par le fleuve, jusqu’à ce que Benoite, réveillée en sursaut, demande à tout le monde de « prier Dieu qu’il fasse miséricorde« . La barque se calme et vient échouer 10 kms plus loin, sur un banc de terre, à Tallard.

La prière :

Benoite aime Marie, aime prier le chapelet et entraîne dans sa prière ses petites camarades.
Elle prie en gardant sa chèvre, et les moutons de la riche femme Rolland. Elle les emmène souvent à la montagne Saint Maurice, tout près de Saint Etienne, elle y rencontre un jour un vieillard, se présentant comme étant saint Maurice, qui lui indique que bientôt, elle verra la Sainte Vierge.

Charité :

A l’âge de 4 ans, en temps de disette, elle pelait les fromage gardés précieusement par ses parents pour donner la croûte à ses camarades affamés.
Benoite partage son pain avec les enfants affamés de la veuve Astier, et ne mangeait parfois qu’une semaine sur deux. 

La Vallon des fours :

Les paysans exploitaient le gypse qui se trouve dans ce vallon, et le cuisaient dans des fours rustiques pour faire du plâtre. En mai 1664, Benoite a 17 ans. Elle  garde les moutons dans ce vallon lorsque une belle dame apparaît, tenant un enfant par la main.

Dans sa naïveté, Benoite lui demande: « Belle dame, que faites-vous là ? Vous venez acheter du plâtre ? »
Après deux mois de ces rencontres silencieuses,  la belle dame commence à lui parler, l’interroge sur sa vie, et lui demande de faire chanter les litanies de la Sainte Vierge, inconnues à Benoite; elle lui apprends et Benoite les apprend à ses amies…

Qui est la « belle dame » ? :

Diverses situations ont amenés les habitants du village à s’interroger sur ces apparitions.
Comme souvent dans ce genre d’apparitions, les curieux et prélats ne voient rien, mais Benoite, invitée à leur présenter cette « belle dame » s’écrie « la voilà« !

« Demandez-lui qui elle est  ! »
« Je suis Marie, mère de Jésus, et vous ne me verrez plus de quelques temps ! « 

Pindreau :

Comme Benoite garde son troupeau au Vallon des Fours, très attristée de ne plus voir « sa belle dame« , elle voit une grande lumière sur le versant de l’autre côté de la rivière. Traversant, aidée par sa chèvre qu’elle avait un jour refuser de donner à la belle dame, elle la retrouve, se plaint de ne l’avoir plus vue tous ces temps….mais Marie lui dit

«  allez au Laus, vous y trouverez une petite chapelle d’où s’exhaleront de bonnes odeurs,
là vous me parlerez très souvent, et très souvent vous me verrez
« .

La chapelle :

Benoite découvre la petite chapelle, couverte de chaume, semblable aux autres habitations, et sur l’autel poussiéreux, Marie.
C’est dans ce lieu que Marie demande à Benoite, interloquée, de lui bâtir une église, dont elle donne les dimensions.

« J’ai demandé le Laus à mon fils pour la conversion des pêcheurs »
« Bâtir une église ?! il n’y a pas d’argent ici ! »
« Ne vous inquiétez pas,
les deniers des pauvres fourniront tout, rien n’y manquera
« 

Enquête canonique :

Les apparitions du Laus commençaient à attirer beaucoup de pèlerins, et on craignait que ce soit au détriment de Notre Dame du Réal d’Embrun, dont le pèlerinage remontait au temps de Charlemagne.
Benoite subit donc de sérieux interrogatoires, durant lesquels elle fit preuve d’une simplicité et d’une sagesse, qui convainc ses opposants.
Mais le vicaire général d’Embrun, M.Lambert, essaie de la menacer, souhaitant stopper cette dévotion.
Une pluie torrentielle l’empêche de rentrer à Embrun, et c’est au cours de sa messe le lendemain qu’il entend:  « Miracle, Catherine Vial est guérie ! « . Cette personne bien connue était paralysée depuis 6 ans, son médecin huguenot avait juré de se faire catholique si elle revenait du Laus guérie…
L’Eglise demandée par Marie fut construite en 3 ans, chacun participa selon ses moyens et sa force. Elle engloba la petite chapelle, qui est à l’arrière de l’autel aujourd’hui.
Jusqu’en 1672, Benoite monta au Laus tous les jours, mais ne s’y installa qu’à cette date.

Charismes :

Benoite avait le don de lire dans les âmes et les consciences. Elle redressait, conseillait, accompagnait. Elle savait quel prêtre pourrait aider le pénitent, le malade…
Les « bonnes odeurs » lui indiquaient la présence de Marie, et une odeur encore plus suave l’envahit lorsqu’elle eut , 4 fois, l’apparition de Jésus en croix. La vision était tellement forte que les anges la soutenaient.
Le Christ lui dit: « je me montre à vous ainsi pour que vous sachiez ce que j’ai souffert pour les pêcheurs, mais je ne souffre plus ainsi« . Cette croix est toujours à son emplacement, à la chapelle du Précieux Sang.
Jusqu’en 1672, Benoite monta au Laus tous les jours, mais ne s’y installa qu’à cette date.
De plus en plus de pèlerins venaient de tous les coins du département, même de Marseille. De nombreuses conversion et guérisons avaient lieu.
Elle dû subir des attaques diaboliques (elle était transportée de nuit par le froid au col de l’Ange par le démon… son Ange la ramenait), pendant 30 ans.
Elle dû subir également  des attaques humaines, à travers des prêtres jansénistes qui la rejetèrent du Laus de 1692 à 1712.
Elle dû partir se réfugier à Marseille pendant l’invasion savoyarde de 1692.
Mais « la Belle Dame » était toujours là et l’accompagnait.
Le 28 décembre 1718, entourée des prêtres du sanctuaire, elle demanda qu’on chante une messe à son intention.

« Nous sommes vos enfants, bénissez-nous » lui dirent-ils.
« C’est à la bonne Mère de vous bénir…cependant je le veux bien, mes bons pères; je vais aussi vous bénir« 

Après avoir fait ses adieux, elle leva les yeux au ciel, et décéda joyeusement !

Les grâces du Laus aujourd’hui :

  • – les « bonnes odeurs » qui sont parfois ressenties par les pélerins, apportant paix et joie dans le coeur.
  • – l’huile de la lampe du sanctuaire. La Bonne Mère a dit à Benoite que si on en prend et qu’on s’en applique avec foi, on guérira.
  • – le tombeau de Benoite, qui se trouve au sol derrière l’autel, chapelle de Bon Rencontre aujourd’hui.  Marie a dit à Benoite que ses ossements feraient des miracles
  • – le sacrement des réconciliation: « j’ai demandé le Laus à mon fils pour la conversion des pêcheurs, et il me l’a octroyé« .
    Les prêtres accueillent « au nom de Jésus« , dans la miséricorde et la simplicité tous ceux qui le souhaitent.

                                                                    www.sanctuaire-notredamedulaus.com

 

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